Il n'y a pas plus de division à droite qu'à gauche. En effet, pour les élections municipales, le clivage droite-gauche est moins important.
Aujourd'hui deux hommes peuvent gagner : le maire actuel et le challenger. Le maire actuel est logiquement le favori, le challenger est Nicolas ISNARD. Au-delà des deux hommes, il y a deux équipes, deux projets, deux visions de Salon. Aux Salonais de choisir.
Les autres candidats sont là pour exister : l'un est dans un costume trop grand pour lui, l'autre englué dans un passé politique lourd à porter, et le dernier veut uniquement faire perdre celui qui lui a piqué la place qu'il s'était fait sienne.
Pour arriver au sommet, il faut travailler. Il ne suffit pas d'apparaître aux représentations officielles, cocktails et petits fours, ni de comploter entres frères dans des réunions plus ou moins secrètes. Il faut aller sur le terrain voir les « vrais gens », les rencontrer, les recevoir, les écouter, essayer de régler leurs problèmes, mais surtout il faut les aimer et aimer sa ville. Aimer les autres n’est pas donné à tous les candidats et le déroulement de la campagne nous permet de le constater.
Ce n'est pas en faisant campagne de son bureau d’élu ou en étant inexistant pendant des années en se contentant de distribuer les subsides d’une collectivité, que l'on peut prétendre au poste de Maire.
Ce sont les Salonais qui montreront, le soir du 9 mars, que dans cette élection la division ne les empêchera pas d'exprimer leur opinion sur l'avenir de notre ville. C’est un principe mathématiques : pour qu'il y ait division, il faut que le diviseur ne soit pas égal à zéro.
CQFD.
Bonsoir à tous,
Je vous propose de visionner mon interview parue sur le Régional TV, que je remercie pour donner la parole aux jeunes et aux bloggeurs (tout en regrettant le refus de Sophyane QLIOUEL).
N'hésitez pas à laisser des commentaires sur le blog du Régional TV.
par Médéric Gasquet-Cyrus
<< Adieu, Papa Noël (adieu, chez nous, ça veut dire « bonjour »).
Adieu, Papa Noël, qué mé dis ? Bien ou bien ? Pasque ma foi, ici, c’est un peu le oaï. Bien sûr y’a pire ailleurs, y’a un moulon de pays où le sang coule à flots, où les gens sont dans une misère inimaginable, peuchère. Mais bon, entre l’OM, les travaux du tramway, les bouchons monstres où dégun ne peut plus bouger dans les rues de Marseille, les emboucanades politiques et les rues couvertes de bordilles, Marseille, c’est pas vraiment le pays merveilleux des lutins.Non, je vais pas rouméguer, je vais pas marronner auprès de toi, pasqu’en plus j’imagine que tu dois être en train de t’escagasser à préparer tout ce qu’il faut, à gansailler ces mouligas de lutins pour qu’ils se bougent le tafanàri, et même à préparer ton costume, parce que tu vas descendre habillé comme un chapacan ; je sais que tous les 24 décembre tu donnes un coup de pied dans l’armoire à glace et tu t’habilles trop méchamment.
Bon, alors je vais pas te mettre la tête grosse comme une coucourde, ni faire la viole avec toutes mes paroles, mais il faut quand même que je t’explique. J’ai pas été très sage. Pas méchant, non. Mais j’ai fait des cagades, je me suis manqué en pagaille, je me suis souvent engatsé pour rien, j’ai été parfois une vraie feignasse, j’ai remis au lendemain des trucs que je pouvais faire d’entrée, je me suis mis dans des engàmbis pas possibles, je me suis parfois encagné alors que dégun ne voulait m’emboucaner, j’ai cassé les amandons à des gens qui me voulaient du bien, et en plus, au lieu de rester modeste, j’ai eu tendance à faire le càcou et à vouloir toujours avoir raison. Bref, j’ai fait le pagalènti toute l’année.
Du coup, je vais pas marquer-mal en te demandant plein de cadeaux, mais juste une chose, Papa Noël. Depuis que je suis minot, je sais que tu mets de la magie de longue dans le cœur des gens. Alors cette année encore, même si sur Terre tout part en biberine et si moi, de mon côté, je me comporte comme un vrai tchapacan, fais-moi encore un petit cadeau : mets un peu de magie sur nos jours et dans nos cœurs, surtout pour les pitchouns, tu serais brave. Allez vaï, mets bien ton capèou que tu risquerais de prendre froid, et ça me ferait de peine.
