Présentation

agirpoursalon

Pseudo: David YTIERCatégorie: PolitiqueDescription:
Enfin une tribune où l'on peut s'exprimer librement et simplement. Je souhaite me servir de ce blog pour exprimer mes idées sur la vie salonaise, notamment dans la perspective des futures élections municipales de mars 2008 !
Fais tourner ce blog!

Texte libre

Mon interview pour le Régional TV

 

Mercredi 22 Août 2007

Source du récit suivant : "Espoir de Salon", hebdomadaire des socialistes S.F.I.O. de la 2ème circonscription d'Aix, en date du 24 août 1945 (collection personelle)

"Depuis le matin des groupes furtifs de F.F.F. parcourent les petites rues de Salon. Cependant des Allemands armées circulent encore. On signale un détachement sur la place Gambetta.

Un tank vient se poster face à la mairie. Peu après il prend le parti de s'en aller vers Eyguières ou vers Lamanon.

La mairie est occupée et la délégation municipale, désignée par Vichy est priée de vider les lieux.

On voit s'affairer quelques éléments qui prennent d'autant d'autorité que leur conversion à la résistance est de plus faîche date, tandis que de vieux chevronnés de la résistance, qui luttaient depuis 1940, étaient reçus devant la mairie avec arrongance, presque avec insolence.

Les derniers élèments boches quittent la ville ; il y a quelques coups de feu.. des blessés, un mort.

Et bientôt, alors que la plupart des Salonais poussaient un soupir de soulagement voyant d'enfuir le dernier des vert-de-grisé, une formidable explosion retentit, suivie de deux autres à quelques secondes d'intervalles, puis d'une quatrième. C'étaient les derniers des occupants qui faisaient sauter le tran de torpilles garé au quartier du Quintin. Un quartier tout entier s'écroulant comme un château de cartes. Dans Salon, des cloisons, des portes furent arrachées, des vitres brisées, des toitures soufflées et des murs lézardés.

Il n'y eut fort heureusement que eux victimes. C'est beaucoup trop, évidemment, mais c'est peu si l'on songe aux dégâts matériels subis par tant d'immeubles ; c'est preque un miracle qu'il n'y en eut pas davantage. Ce dut la dernière manifestation à Salon de la rage nazie.

Dès le début de l'après-midi, un motocycliste agent de liaison annonça aux Salonais l'arrivée prochaine du premier char alliée. Puis, accomplissant sa besogne de liaison, il retourna vers nos libérateurs.

En quelques minutes, tout Salon fut endimanché comme pour les grandes fêtes.

Chacun se para de cocardes tricolores dont la grandeur se mesurait en raison inverse de leur activité dans la résistance. Les balcons, les fenêtres se couvrirent bientôt de drapeaux français et alliés. La sirène sonna la fin d'alerte : le premier char entrait dans Salon et arrivait devant la mairie.

Et c'était presque des Français qui venaient nous délivrer du joug nazi que nous subissions depuis plus de vingt et un mois et que d'autres connaissaient depuis quatre ans et deux mois déjà ! En effet les premiers chars entrés dans Salon étaient des chars canadiens.

Porté en triomphe, embrassé, acclamé par une population délirante, le jeune chef du char put enfin prendre pied et vint devant la mairie au bureau du secrétariat généal où quelques mots furent prononcés, traduisant la joie des uns et des autres.

Puis le char blindé dit un tour d'honneur à travers la ville, follement acclamé sur son passage, ainsi que les suivants d'ailleurs qui, pour arriver en second lieu, n'avaient pas moins leur part de bravos !

Peu après c'est M. Francou qui arrive. De même que peu de Salonais ignoraient - hélas ! - que c'était le regretté Marcel Roustan qui était le chef de l'armée secrète, personne n'ignorait qu'il avait été choisi par la résistance pour être le chef de la municipalité de la libération.

Aussi, dès qu'il parut ce fut une ovation qui l'accueillit sitôt sa descente de voiture, et il est porté en triomphe jusqu'à l'Hôtel de Ville. Du balcon de la mairie, M. Francou prononce une brève allocution dans laquelle il salue la liberté reconquise en même temps qu'il s'incline devant les victimes de la barbarie teutonne et une minute de silence est observée à la mémoire des premières victimes : Roustan, Morgann Cabrier, Borel.

Puis le travail actif l'appelle. Et l'on s'aperçoit en effet que certains n'ont pas perdu leur temps. Une liste de noms devant constituer la délégation municipale est présentée à M. Francou. Elle ressemble à celle qui a été élaborée dans la clandestinité comme une chandelle à un projecteur. Les résistants de Fructidor l'ont déjà marquée de leur empreinte. Le parti socialiste entre autre y était représenté par des gens qui n'avaient jamais su qu'il y avait depuis 1941 un parti socialiste clandestin à Salon.

Après de longues discussions, la liste suivante est établie : M. Francou, président ; radicaux, MM. Gros Marcel et Gauttier Henri ; démocrates populaires, MM. Bordon-Biron et Aymard Mathieu ; communistes,  MM. Soubeyran et Boy ; socialistes, MM. Bouvet et Pichon ; F.F.I.,  MM. Jauffret et Vilar ; F.T.P.F.,  MM. Mollard et Moudat ; Front National, MM. Bosano et Michel.

Pendant que le nouveau Conseil délibérait, nous avons la joie de voir revenir nos amis traqués par la Gestapo : Antonnelli, Rey, Pechon, Bosano, puis plus tard Roger Carcassonne.

Aussi la joie éclatait ce soir-là partout.

Et jusqu'à une heure avancée de la nuit, les troupes alliées furent l'objet d'une réception enthousiaste de la part des Salonais et des Salonaises, qui entrevoyaient la fin de l'horrible cauchemar durant depuis près de cinq années.

Aussi la joie éclatait-elle dans tous les yeux et tandis qu'une atmosphère de fête allait bercer la première nuit de Salon délibré, là-bas, vers Eyguières, on entendant toujours le canon qui tonnait, nous rappelant que la guerre n'était pas terminée par la libération de Salon et que, hélas ! quelques-uns des nôtres continuaient à payer leur lourd tribut et donnaient leur sang et même leur vie pour que d'autres soient aussi heureux que nous l'avons été nous-même en cette belle journée, désormais historique pour les Salonais, du 22 août 1944. "

Illustration précédant le compte-rendu de la réunion du Comité de Libération évoquée ci-dessus (Registre des délibérations de la commune)

Lundi 20 Août 2007

On se doute bien qu'Agglopole Provence sera un des thèmes de campagne à Salon de Provence. Hors aujourd'hui, ce thème est abordé pour spéculer sur le nom du futur Président. L'un dit que Nicolas Isnard a promis la place à Jean Remignon, l'autre dit que Philippe Léandri cumulera tout, un autre encore affirmant que Michel Tonon fera comme aujourd'hui et qu'il cumulera aussi. Un beau schmilblick... et pour tout dire... on s'en fout !

Ce qui est intéressant c'est de débattre de ce qui peut faire avancer Agglopole, et surtout de ce qui reste à faire sur les différentes politiques communautaires comme l'emploi, la culture, les transports ou le tri des déchets.

Sur ce sujet, j'observe que la communauté d'agglo a beaucoup fait. C'est très important et les résultats sont en constante augmentation d'une année sur l'autre. (voir page d'infos sur le site d'Agglopole)

Mais je pense qu'il faut aller encore plus loin. Et j'ai remarqué que dans les manifestations organisées tout au long de l'année, les déchets terminaient la plupart du temps tous ensemble dans une même poubelle. Dernièrement, à Pélissanne, à l'occasion d'une soirée toro piscine aux arènes, la buvette mettait en vente canettes de différentes boissons et bouteilles de bières. A la fin de la soirée, tout était jeté dans la même poubelle et donc, tout cela ne participerait pas au recyclage.

Je propose ainsi qu'Agglopole Provence dote les 17 communes de mini-bacs de recyclage (j'imagine ca un peu comme des mini Points d'Apports Volontaires que l'on voit dans nos communes, avec les couleurs pour ne pas se tromper !). Ainsi, chaque commune se chargerait de distribuer et de récupérer auprès des associations ces poubelles lorsque des manifestations sont organisées. Cela contribuera à l'augmentation croissante des résultats... et à l'habitude de trier ses déchets !

Jeudi 09 Août 2007

J'ai remarqué, avec grand plaisir, que les places de certains concerts ou spectacles donnent droit à une réduction sur certaines places de parkings. Cela va dans le bon sens et incite donc les spectateurs à se garer directement sur le parking concerné, au lieu de faire 4 fois le tour du centre ville et de la place Morgan pour trouver à se garer.

J'ai remarqué aussi qu'après les spectacles, qui finissent généralement aux alentours de 23 heures, les spectateurs déambulent en centre ville pour y retrouver leur voiture et ainsi rentrer chez eux. La majorité ne fait pas la démarche de s'installer sur une terrasse des cafés encore ouverts pour y prendre une boisson, ou une glace.

J'imagine alors la chose suivante. En indiquant sur le billet de spectacle que sur présentation de celui-ci dans un bar de la ville, la première consommation vous donnera droit à une réduction (seulement le soir même du spectacle), les spectateurs seront incités à aller consommer et les bars en profiteront sans doute. Ce dispositif est bien entendu à mettre en place en collaboration avec les responsables des bars concernés.

Cette idée pourrait alors être mise à l'essai un été ou un mois. Les conclusions permettraient alors de dire si oui ou non, le dispositif est à pérénniser !

Créer un blog sur i-clic.net - Contact - C.G.U. - Reporter un abus