Aujourd'hui, environ un quart de la population salonaise représente la population jeune. Cette jeunesse, censée dynamiser la ville, mérite bien une politique qui lui serait consacrée. Une certaine politique de la jeunesse, construite sur le long terme. Pour cela, j’avance trois points qui concernent spécialement la jeunesse.
Premier point : le conseil municipal d'enfants. Aujourd'hui, cet organe (dont j'ai fait partie durant deux mandats) n'est plus mis en valeur comme il a pu l'être. Je n'ai pas l'impression que des idées émanent de ce conseil. Et ce n'est surtout pas la faute des pauvres élus, mais surtout de la volonté de la municipalité d'écouter leur parole et de laisser un peu d'autonomie à ce Conseil.
Deuxième point : les loisirs. Salon est une ville dépourvue d'espaces de loisirs. Alors il y a bien sur le cinéma (bien cher alors que Salon n'est pas spécialement une ville aisée) et la piscine municipale l'été. Mais cela ne fait pas beaucoup pour une ville de cette taille. Hors de ça, que faire : trainer dans la ville ? C'est sans doute pas la meilleure solution, puisque certains considèrent très négativement les jeunes qui se promènent en ville le soir (dixit le blog de Philippe Léandri, je cite : "Les badauds et les clients des restaurants disparaissent, remplacés par des groupes de « jeunes ». Des carrés noirs et des sachets blancs changent de mains. Une vitre est brisée plus loin."). Je signale malgré tout que quand je me promène le soir en ville avec des collègues, c'est pas pour échanger de la drogue ni pour briser des vitres. C'est histoire de passer le temps comme on peut. Et c'est bien dommage de donner une image aussi négative et générale de la jeunesse. A Salon, ce que la jeunesse attend depuis des lustres, c’est le bowling. Promis, promis et repromis, il n’est toujours pas arrivé. Au-delà du bowling, les jeunes attendent de l’animation, et des possibilités de sorties.
Troisième point : l’enseignement supérieur. Après le bac, l’immense majorité des salonaises et des salonais fuient vers l’extérieur. Aujourd’hui, à Salon, très peu de filières sont installées. Et il est très désolant de voir la jeunesse partir, souvent pour toujours : on part à Lille, à Paris ou à Bordeaux, on rencontre un(e) copin(e) et on reste là-bas. C’est dommage de laisser partir les nouvelles générations.
Voilà le constat. Avançons alors des idées.
1. Réformer le Conseil municipal d’enfants.
Si cet organe se meurt aujourd’hui, c’est peut être par manque d’autonomie. Il serait alors intéressant de laisser aux jeunes élus le soin de donner les grands thèmes sur lesquels ils ont envie de travailler : social, environnement, loisirs, etc… Chaque mandat, les thèmes pourraient alors varier. Peut être faudrait-il aussi relever l'âge des élus en se demandant si à 10 ans on est capable de plancher sur des projets. Enfin, dernier point : prendre réellement en compte l’avis de ce Conseil qui n’est pas seulement là pour se donner bonne conscience. Étant aujourd'hui Conseil Régional des Jeunes, j'observe qu'une prise en compte de l'avis des jeunes est possible, c'est ce que fait le Conseil Régional actuellement et je l’en félicite.
2. Combler le manque de loisirs.
Parmi les différentes propositions qui émergent dans la campagne municipale, je souhaite mettre en avant une proposition de Nicolas ISNARD : faire des Allées de Craponne, une Allée des loisirs (elle est située entre trois fast food, on y trouve déjà deux cinémas, un pub, une avant boite pas loin, elle est en plein centre ville, et pourrait s’y loger d’autres animations comme le bowling (à la place d’un certain commerce prêt à déménager)). Mais les loisirs, c’est aussi mettre la culture à portée de tous, et notamment en incitant la venue d’un magasin type Fnac à Salon (ce qui aurait pu se faire récemment). Enfin, j’ai déjà développé dans de précédents articles les fêtes populaires.
3. Développer l’enseignement supérieur.
S’il n’est pas possible d’installer du jour au lendemain des IUT ou autre, il est en tout cas possible de faire pression sur le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de
4. Devenir une ville attirante.
Au-delà du CME que j’ai évoqué plus haut, la population extra salonaise a peut être aussi son avis à donner sur la politique pour la jeunesse menée à Salon. Je pense notamment aux villes en périphérie : Pélissanne, Aurons, Grans, Eyguières, etc… Les jeunes de ces villes sortent sur Salon. C’est plutôt bien pour la santé de notre ville et pour les attirer au maximum, il faut aussi les écouter. C’est ce qui peut être fait pendant la campagne des municipales.
Vous le savez tous, de nombreux dangers peuvent venir perturber notre existence : phénomènes climatiques, risques technologiques, etc... La population doit alors être mise en sécurité. Et pour cela, il existe des systèmes d'alertes à la population. Celui que vous connaissez tous, c'est bien sûr les sirènes que vous entendez sonner tous les 1er mercredis du mois : c'est à ce moment précis que les essais sont faits.
Mais il existe des moyens d'alerte que je juge plus modernes, plus efficaces et plus sécurisants. Ce sont les systèmes téléphoniques. Ces services permettent à la collectivité locale, ici la commune de Salon ou pourquoi pas, Agglopole Provence, d'informer et d'alerter la population par le biais d'appels téléphoniques, d'envois de SMS par exemple. Ce système puissant, lié à des ordinateurs, permet surtout de cibler une zone géographique spécifique (un quartier lors d'un incendie par exemple) ou bien d'informer l'ensemble de la population.
Voilà ce dont la ville pourrait se doter. C'est un moyen qui permet de se moderniser, et de mettre plus de sécurité sur la population. Un tel système lors d'un risque technologique par exemple annoncerait à la population les bons gestes à adopter. Ce qui n'est pas possible à coups de sirènes vous le savez bien. Cette proposition, qui pourrait paraitre peu intéressante aux yeux de certains, sauverait alors des vies.
Pour ce premier article du mois de septembre, je voudrai exprimer un sentiment de bonheur.
Hier avait lieu la seconde journée taurine à Salon de Provence (la première avait été organisée il y a de nombreuses années mais n'avait pas été reconduite). Après des animations toute la journée en ville (peña, défilés, etc...), un spectacle de plus de 3h a été offert aux salonais sur la place Morgan, dans des arènes montés spécialement pour l'occasion. Une grande réussite !
Que de monde hier soir ! Plus de 1500 personnes qui ont assistés à des courses camarguaises, spectacles équestres et autres jeux gardians. Une vraie fête populaire, comme il n'y en a plus guère à Salon de Provence. Pensant que ces fêtes populaires permettent à la ville de s'épanouir, j'ai été particulièrement emballé par cette manifestation qui mettait, de plus, en avant, des valeurs et des traditions provençales. Des traditions parfois largement méconnues à Salon. Et on s'en rendait compte hier soir avec la course camarguaise, dont de nombreux spectateurs ignoraient les différentes règles.
Je tient alors à féliciter Alain Rimorini, grand organisateur de la journée, et toutes les associations qui se sont mise à ses côtés pour faire de cette manifestation une grande réussite.
J'espère bien que tout cela donnera des idées à certains pour que revive à Salon un esprit de fete populaire. Quoi de plus beau que de voir une population qui se rassemble, apprenant ainsi à vivre en communauté !

