"Je serai le maire de tous les salonais", "je veux rassembler"... Ce sont des petites phrases de campagne, que Nicolas ISNARD et Michel TONON auront prononcé tout au long de ces derniers mois. Voilà que l'élection est passée, et que Michel TONON, comme à son habitude, refuse de laisser beaucoup d'espace à l'opposition municipale.
Hier soir, lors du conseil municipal, il était question de désigner les élus appelés à représenter la ville dans les différentes commissions ou organismes où elle siège. Et il y a notamment la Communauté d'Agglomération, Agglopole Provence. 14 élus salonais doivent siéger au sein d'Agglopole, sur les 39 élus que compte le Conseil municipal.
Comme j'avais déjà eu l'occasion de le dire dans un précédent article, il serait logique que l'opposition puisse détenir un siège minimum dans ce quota de 14. Le maire y gagnerait puisqu'il serait crédité de geste démocratique, et l'opposition, elle, pourrait enfin avoir accès à la Communauté d'Agglomération pour émettre des avis et participer activement aux projets mais surtout pour représenter les 9000 salonais qui ont voté pour elle.
Mais, comme d'habitude, le Maire a décliné la demande faite par Nicolas ISNARD d'obtenir un poste.
La question de Mr ISNARD était bien simple, le Maire a essayé de lui répondre en tournant autour du pot. Je n'ai malgré tout pas bien compris son explication. Selon lui, il faut que tous les représentants salonais à l'Agglopole parlent d'une même voix. Il faut donc, en quelque sorte, être un petit mouton pour pouvoir accéder à un poste de Conseiller communautaire. En clair, je n'ai retenu qu'une seule chose, c'est que pendant ce mandat, le Maire donnera la place minimum (imposée par la loi) à l'opposition.
Son sectarisme a été démontré hier soir, puisqu'il refuse de respecter 9000 électeurs salonais qui ont voté pour la liste de Nicolas ISNARD. Demain, seuls 52,9% des électeurs Salonais seront représentés à Agglopole. Belle leçon de démocratie !

