C'est un conseil municipal sans surprise qui s'est tenu hier soir. Comme on pouvait s'y attendre, le maire a refusé la baisse des impôts, suggérée par l'opposition compte tenu du fait que les recettes fiscales vont être plus importantes cette année. Le vote du budget a permis plusieurs réactions de l'opposition, notamment une de Jean-Pierre PANSIER sur les dépenses de personnel. Une intervention qui a mis en difficulté Michel TONON, incapable de justifier une augmentation de ces dépenses par rapport au budget total.
Hier soir ont également été votées les indemnités allouées au Maire et aux Adjoints. Nicolas ISNARD en a profité pour montrer au Maire qu'il y avait des économies à faire, par exemple sur son salaire, sans toutefois lui constater la légalité du montant. Ce que Michel TONON a réfuté en trouvant normal d'augmenter son salaire, par rapport à celui du mandat précédent, de plus de 750€.
Pour la boutade, une coquille s'était glissée dans une délibération, le terme "pompe funèbre" s'étant mis à la place de celui de "zone d'activités économiques". Ce que Michel ROUX n'a pas manqué de relever en s'exclamant "vu l'état de nos zones d'activités économiques, le lapsus est révélateur !".
Ce soir (11 avril) se tiendra le premier Conseil Communautaire d'Agglopole Provence pour la mandature 2008-2014. Michel TONON devrait être réélu Président sans surprise.
Salonais, soyez donc fiers d'avoir un maire prêt à sauter sur tous les mandats. En effet, à partir de ce soir, Michel TONON sera donc Maire - Conseiller Général - Président de la Communauté d'Agglomération Agglopole Provence. Et peut être bientôt Sénateur.
3 mandats pour un seul homme, a-t-il vraiment le temps de remplir toutes ses fonctions comme il se doit ?
"Je serai le maire de tous les salonais", "je veux rassembler"... Ce sont des petites phrases de campagne, que Nicolas ISNARD et Michel TONON auront prononcé tout au long de ces derniers mois. Voilà que l'élection est passée, et que Michel TONON, comme à son habitude, refuse de laisser beaucoup d'espace à l'opposition municipale.
Hier soir, lors du conseil municipal, il était question de désigner les élus appelés à représenter la ville dans les différentes commissions ou organismes où elle siège. Et il y a notamment la Communauté d'Agglomération, Agglopole Provence. 14 élus salonais doivent siéger au sein d'Agglopole, sur les 39 élus que compte le Conseil municipal.
Comme j'avais déjà eu l'occasion de le dire dans un précédent article, il serait logique que l'opposition puisse détenir un siège minimum dans ce quota de 14. Le maire y gagnerait puisqu'il serait crédité de geste démocratique, et l'opposition, elle, pourrait enfin avoir accès à la Communauté d'Agglomération pour émettre des avis et participer activement aux projets mais surtout pour représenter les 9000 salonais qui ont voté pour elle.
Mais, comme d'habitude, le Maire a décliné la demande faite par Nicolas ISNARD d'obtenir un poste.
La question de Mr ISNARD était bien simple, le Maire a essayé de lui répondre en tournant autour du pot. Je n'ai malgré tout pas bien compris son explication. Selon lui, il faut que tous les représentants salonais à l'Agglopole parlent d'une même voix. Il faut donc, en quelque sorte, être un petit mouton pour pouvoir accéder à un poste de Conseiller communautaire. En clair, je n'ai retenu qu'une seule chose, c'est que pendant ce mandat, le Maire donnera la place minimum (imposée par la loi) à l'opposition.
Son sectarisme a été démontré hier soir, puisqu'il refuse de respecter 9000 électeurs salonais qui ont voté pour la liste de Nicolas ISNARD. Demain, seuls 52,9% des électeurs Salonais seront représentés à Agglopole. Belle leçon de démocratie !
"Monsieur ISNARD, vous voyez, finalement, en gros, vous faites une petite magouille entre collègues, entres amis UMP [...]. Et autre chose Mr ISNARD, faites le bilan de la carte judiciaire, vérifiez où sont maintenus les juridictions, où sont maintenus les tribunaux. Vous verrez, c'est une carte uniquement dédiée et collée aux villes UMP. [...] C'est contraire à l'esprit républicain. Vous êtes un apparatchik. "
Michel TONON, répondant à Nicolas ISNARD qui lui reprochait de ne pas s'être assez impliqué pour sauver le Conseil des Prud'Hommes
Après ces observations calomnieuses, Mr le Maire n'a pas hésité à "huer" Nicolas ISNARD, à qui il avait retiré la parole, puis Michel ROUX en dénonçant son courage politique qualifié de honteux.
Je souhaite faire ici deux constats.
D'abord, en plein conseil municipal, aucun élu et encore moins le maire ne doit insulter des salonais, j'entends ici les adhérents UMP, en les supposant magouilleurs. Le Maire a choisi de calomnier également l'ensemble des élus UMP, montrant ainsi une sale image de la politique. Pour quelqu'un qui souhaite redorer le blason de la politique, c'est pas glorieux !
Et la deuxième remarque, c'est le profond mensonge sur la carte judiciaire. Le maire socialiste sortant tente de faire croire aux salonais que la Garde des Sceaux, Rachida DATI, a choisi de privilégier les villes UMP en délestant les autres communes. Et bien, pour vous montrer que cette affirmation est fausse, j'ai étudié la réforme de la carte judiciaire sur la zone relevant de la Cour d'Appel d'Aix-en-Provence (soit les départements des Bouches-du-Rhône, du Var, des Alpes-Maritimes et des Alpes-de-Haute-Provence). 14 villes se voient retirer un élément du Réseau judiciaire. Parmi celles-ci, 2 sont "sans étiquette", 2 sont dirigés par des communistes, 1 l'est par un maire socialiste. Mais surtout, sur ces 14 villes touchées, 9 sont UMP ! Et des villes de gauche (Aubagne, Martigues, etc...) sont épargnées par la réforme.
Alors, bravo Mr le Maire
pour la politesse
et la justesse de vos propos !

